Savoir lutter était
l’une des principales qualités d’un bon guerrier, il devait
savoir utiliser au maximum son agilité, sa vitesse et sa force de frappe
pour attaquer, terrasser et maîtriser l’adversaire. Pendant des
siècles ce jeu a réuni les enfants sur les places des villages
et le peuple dans de grandes arènes. Chaque village, contré
ou royaume avait ses champions.
Le combat de lutte oppose deux champions préparés mystiquement
par leurs sorciers ou marabouts et physiquement par leurs compagnons. Après
les récoltes, la nuit au clair de lune et devant leurs supporters pour
tester leur force et leur agilité, les lutteurs s’affrontent
et déterminent les champions du village Les rencontres inter-villages
ou intercommunautaires ont donné des champions et combats devenus légendaires.
Aujourd’hui, c’est le sport national le plus populaire au Sénégal.
Il draine des milliers de spectateurs et nécessite beaucoup de moyens
financiers et matériels. Les multiples accidents survenus au cours
des combats ont pour origines la violence des coups de poings
Seul, la lutte professionnelle d’origine wolof les autorise, pour les
autres ethnies, les coups de points ne sont pas admis. La force, l’agilité
et le talent de lutteurs sont les seuls moyens nécessaires pour terrasser
son adversaire. Sur les plages, les places publiques et à chaque fois
que la situation est favorable, les enfants organisent cette forme de lutte
moins violente.