Moussa le voleur allait souvent chez Bour
pour cambrioler. Et après son forfait, il écrivait toujours
sur de la porte : « C’est moi Moussa Ndiaye qui suis passé
te voler et j’habite dans la forêt. » Par trois fois, Bour
constata et son inquiétude grandissait. Un jour, il remit une convocation
à un de ses « bëk-nëk » (secrétaire du
ministre) pour Moussa. En même temps, il chargea le griot du village
d’annoncer une réunion au « penc » (place publique).
Tous étaient là: Djaraf (le roi des lébous), Ndey ji
Reew, Saltigué, notables et « badolos (les sujets du roi) ».
Après la prière de « Takussaan (de 17h)» le roi
sortit du palais et se dirigea vers la réunion. Tout le monde l’attendait
y compris Moussa Ndiaye le voleur assis confortablement sur une chaise, les
jambes croisées. Bour appela le Djaraf et lui dit: « Vas dans
la foule demander qui est Moussa Ndiaye et n’oublie pas de dire que
je veux le décorer chevalier de l’ordre du Roi. » Chacun
voulait être Moussa. A qui mieux mieux l’on criait pour se présenter
comme étant ce chevalier sans peur et sans reproche. Le véritable
Moussa Ndiaye temporisa un peu, puis alla vers le roi fier comme un héros
et s’adressa en ces termes: « Ce sont tous des menteurs, Bour.
Je suis le véritable Moussa ! Dit-il en jetant aux pieds de sa majesté
un manteau volé lui appartenant. ¾Ah ! » fit le roi. «
C’est donc toi mon voleur. Attachez-le au poteau et pendez-le ! »
Moussa, qui voyait sa fin arriver, s’écria: « Bour, ils
sont tous mes complices, ils m’aidaient et ensuite nous partagions.
» Alors, le roi les fit tuer tous.
"Teey baax na ci ndox, waye ci nit la gëna baax."
Traduction : "La tranquilité est belle dans l’eau mais est
d’autant plus appréciable chez l’homme."