Un jour, un brave et jeune pêcheur fut appelé
par son grand-père qui lui dit :
« Cher petit fils, malgré ta bravoure incontestable, malgré
tes records de pêche sur tes camarades, as-tu une fois amené
du « Walass » avec toi ?
-Non
-Vous savez pourquoi ? Parce que c’est le poisson protecteur de notre
famille. Une fois, notre pirogue a chaviré, tous mes camarades ont
trouvé la mort sauf moi. »
Ce jour-là, « Walass » se sont reconstitués en pirogue
pour m’amener jusqu'à la rive. Ainsi la famille a compris, et
mon père m’interdit de toucher cette catégorie de poisson.
Vous aussi, ne touchez pas au « Walass ».
Comme c’est un poisson cher, aimable des populations, le jeune enfant
respectait ces conseilles jusqu'à une période où pendant
3 mois la mer est restée sans poisson.
Les pêcheurs ne savent plus à quel saint se vouer. Et le jeune
enfant aperçoit au cours de la pêche un bande de « Walass
» et se rua vers eux.
Au retour, la pirogue remplie de poissons fut un soulagement pour les villageois.
Mais, une peur profonde envahit le grand-père qui sentait le danger
qui guettait la famille.
Lors de la consommation, un os de « Walass » bloqua la trachée
artère d’un enfant. Il fut transporté à l’hôpital
où trouva la mort lors d’une opération chirurgicale.
A la vue du cercueil posé au milieu de la cour, sa mère poussa
un dernier cri. C’était son unique enfant. Son père, qui
ne pouvait supporter cette situation,mit fin à ses jours.
Ainsi, grand-père s’approcha avec sa canne, observa longuement
ces trois cercueils puis acquiesça en disant :
« Waki mak dou fanane all »
Traduction: « Mieux vaut approprier les conseils des anciens que de
les banaliser »