Introduction à PALETTE
 
PALETTE pour les Enseignants
 PALETTE pour les Enfants
 PALETTE pour les Parents
 PALETTE Solaire
 Contes et Légendes 
 Jeux Traditionnels
Cérémonies Traditionnelles

 Sites et Monuments

Moringa Oleifera

 Équipe 
 Plan du Site
Conte précédent Suivante

 


Le Baptême Américain

Il était une fois, un paysan qui avait fait une bonne récolte et qui décida de voyager vers l’Amérique. Il prépara soigneusement ses affaires, prit l’avion et passa tranquillement.
Une fois dans les rues de New York, il aperçut un grand hôtel où plusieurs personnes étaient à table et d’autres dansaient joyeusement à côté. Il crut que c’était un baptême comme on avait l'habitude d’en l’organiser dans son pays.
Sans demander, il pénétra dans la salle, prit place et commanda à manger et à boire. Il observait les femmes et les hommes qui dansaient sous un rythme qu’il n’avais jamais entendu. Pour lui c’était une séance de lutte populaire et ce qui l’étonnait était le fait que personne ne puisse terrasser son adversaire.
Après avoir fini de manger et de boire, il se leva doucement, se dirigea vers la piste. Une femme lui tendit les bras pour l’inviter à danser mais à sa grande surprise le paysan la souleva et la jeta lourdement sur la piste. Il tendit ses bras vers le ciel en signe de victoire à la manière des grands lutteurs de son pays et dit :
« Les hommes n’ont pas le courage de se mesurer à moi et toi une simple femme tu viens à ma rencontre. Je veux rencontrer maintenant un homme. »
Des cris se soulevèrent, les uns prirent la fuite et les autres le maîtrisèrent. Tout le monde croyait avoir affaire à un fou. Le maître d’hôtel appela le sapeur pompier qui arriva sur les lieux. Il lui passa les menottes à travers les poignets et le projeta dans une fourgonnette qui le conduisit directement à l’aéroport pour son rapatriement vers son pays d’origine.
Le paysan retourna dans son pays et l’année suivante, un autre qui s’apprêtait à faire le même voyage vint lui demander conseil. Il lui dit :
« Si vous voulez durer en Amérique au cas où vous assisteriez à leurs combats de lutte ne terrassez pas votre adversaire. »
Il raconta sa mésaventure intégralement au nouveau candidat à l’émigration. Ce dernier qui avait la chance d’aller à l’école, comprit qu’il ne s’agissait pas d’un baptême mais d’un hôtel et la séance de lutte n’était autre qu’un bal. Il expliqua au paysan ses erreurs et conclut son discours en ces termes :
« Quand tu ne sais pas, il ne faut pas avoir honte de demander ! »

Haut de page


 

Site CRESP