Il était une fois un enfant qui ne possédait
que quinze francs et qui entreprit un voyage pour acquérir la sagesse.
Il rencontra un vieux cultivateur qu’il salua poliment. Ce dernier lui
demanda :
« Mon enfant, où vas-tu à cette heure ?
- Je suis à la recherche du savoir. Répondit l’enfant.
»
Le vieux paysan observa longuement le jeune garçon et lui demanda de
nouveau :
« Combien peux-tu donner pour acquérir le savoir que tu cherches
?
-Cinq francs ! »
Le vieux tendit la main, l’enfant lui remit une pièce de cinq
francs et la première leçon arriva:
« Ne trahit jamais les hommes qui ont confiance en toi! »
L’enfant lui donna une autre pièce de cinq francs et la deuxième
leçon tomba aussitôt :
« Sache que tout ce qui t’arrivera était déjà
inscrit dans ton destin et tu garderas ton sang-froid ! »
Le garçon très ému, remit au vieux les cinq francs qui
lui restait et écouta religieusement la troisième leçon.
« Mon enfant, quiconque t’appellera tu répondras à
son appel. »
L’enfant, n’ayant plus d’argent pour continuer sa recherche,
retourna à la maison.

L'école
de la sagesse (Suite1)
Une fois au village, deux camarades l’invitèrent
à récupérer l’or qui se trouvait depuis longtemps
dans un puits abandonné.
Après concertation, les deux amis demandèrent au jeune garçon
qui était plus léger d’entrer dans le puits.
Aussi à l’aide d’une corde, il est envoyé dans le
puits. Il trouva deux sacs d’or, les attacha à la corde et les
deux camarades les remontèrent. En possession du butin ils l’abandonnèrent
dans le puits et partirent vers le village du roi.
Le jeune garçon attendit longtemps et commença à s’inquiéter.
Subitement, il se souvient de la deuxième leçon du vieux paysan
:
« Sache que tout ce qui vous arrivera était déjà
inscrit dans ton destin et tu garderas ton
sang- froid ! »
A cette instant, un vent fort envoya la corde a l’intérieur du
puits. L’enfant grimpa et sorti dehors. Libre, il alla vers le village
du roi. A mi- chemin, il aperçut ces deux amis qui cachaient les deux
sacs au milieu du cimetière.
Le jeune garçon se rendit directement chez le roi et demanda d’être
reçu par sa majesté.
Le roi lui dit :
« Qu est-ce qu’un enfant comme toi peut vouloir pour me rencontrer
?
-Je peux vous être utile car je suis en mesure d’interpréter
le chant des oiseaux pour vous informer sur votre sécurité et
sur la protection de vos biens. »

L'école
de la sagesse (Suite2)
A ce moment, un rossignol perché sur
une branche chantait. Le roi demanda à l’enfant d’interpréter
le chant.
-Cet oiseaux dit qu’il y a deux sacs d’or enterrer au milieu du
cimetière. Tes gardes m’accompagneront, j’irai les récupérer
et vous me donnerai l’un. Si je mens, vous me tuerai.
Les gardes accompagnèrent l’enfant qui récupéra
les deux sacs et le roi lui en offrit l’un. Un autre oiseau chanta dans
un coin de la maison, et le roi lui demanda d’interpréter à
nouveau le chant.
-Cet oiseaux annonce une mauvaise nouvelle. Il y a deux jeunes garçons
étranger de mon âge dans ton village. Ils sont là pour
vous arracher votre trône. Vous devez les tuer avant le soir, sinon
vous perdrez ton règne sous peu de temps.
Le roi donna l’ordre de fouiller tout le village pour les retrouver
et les tuer. Ainsi ils furent retrouvés, tués et enterrés.
Le roi adopta le jeune homme et en fit son héritier légitime.
Le roi lui confia le trône et partit en voyage. Il passait ses nuit
dans la chambre royale. La jeune femme du roi l’attirait chaque fois
vers elle sans y parvenir. Un jour au moment où il avait presque cédé,
il se rappela de la première leçon:
-Ne trahit jamais les hommes qui ont confiance en vous !
Il repoussa énergiquement la jeune femme qui se sentit vexée.

L'école
de la sagesse (Suite
et fin)
Le roi revenu, la femme se précipita auprès
de lui pour lui dire que son héritier avait tout fait pour l’avoir
mais qu’elle l’avait toujours repoussé.
Fâché, le roi envoya une lettre aux gardiens du portail du village
pour leur dire que le premier qui franchira le seuil sera tuer. Il y envoya
le jeune garçon qui n’a rien compris. A mi-chemin, il entendit
un voix qui l’appelait. Il voulut continuer son chemin mais se souvint
de la troisième leçon:
« Mon enfant, quiconque t’appellera tu répondras à
son appel ! »
Il répondit a l’interlocuteur qui le retint un moment pour lui
raconter des légendes. Pressée de voir le garçon mourir,
la jeune femme partit derrière lui et arriva la première au
portail. Les gardes la tuèrent aussitôt.
« Il faut toujours payer un prix pour connaître la vie, mais il
ne faut jamais être méchant et cruel envers les autres. »